Saxhorn

Publié le 21 Janvier 2015

Le saxhorn est un instrument de la famille des cuivres, qui porte le nom de son inventeur... Adolphe Sax, bien entendu !

Loophonium, Fritz Spiegel, 1952

Loophonium, Fritz Spiegel, 1952

Il est difficile de parler d'invention tant le saxhorn n'est qu'une évolution des tubas existant par Adolphe Sax. Une évolution forte puisqu'il est l'un des premiers à théoriser et calculer les fréquences du son et de son émission.
Les saxhorns aigus sont même simplement nommés bugles, du nom français du clairon à mécanisme, sur lequel Sax a ajouté une coulisse mobile et adoucit les courbures pour corriger le timbre. Il le dévoile à l'Exposition des produits de l'industrie française en 1844 (sous l'appellation bugle donc) puis commence à le promouvoir à l'international.

Ce sont des musiciens anglais qui le nommeront saxhorn (littéralement cor de Sax ou corne de Sax) tant la différence est grande par rapport aux productions qu'ils jouent habituellement. Terme qu'Adolphe Sax reprendra pour l'ensemble des « tubas » qu'il conçoit.
Il développe alors toute une famille du plus aigu au plus grave, comme il le fera quelques années plus tard pour les saxophones. Ses instruments sont d'ailleurs plus en longueur que les équivalents contemporains, pour faciliter leur utilisation par la musique militaire et la cavalerie.

Saxhorn

Les plus petits modèles sont (ou sont assimilés) aux cornets, descendant du cornopéan (hybride entre la facilité de jeu d'un cor et le timbre d'une trompette).

Les sopranos sont des bugles, leur utilisation se restreint souvent aux ensembles de tradition militaires. Les groupes de jazz qui en étaient des héritiers ont utilisé des bugles en solistes jusqu'à la Seconde guerre mondiale, époque à laquelle les trompettes (à perce cylindrique et non conique donc à la sonorité plus brillante) les remplacent. Ils reviennent à la mode depuis quelques années grâce à leur tonalité chaude et douce.
Les modèles intermédiaires alto et baryton existent encore dans les brass bands de tradition britannique et dans quelques vieilles harmonies où les trompettistes « trop âgés pour tenir les voix aigues » se sont recyclés en voix d'accompagnement.

Les modèles basses ont petit à petit été supplantés par les euphoniums, à la sonorité plus ronde et plus puissante du fait de sa perce large.

A retrouver en solo dans une pièce des plus difficiles, samedi 31 janvier à 14h30 salle Bretagne !

Rédigé par Harmonie Saint Clair de Nantes

Publié dans #Infos concerts, #Instruments

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